Apprendre le bonheur

S’occuper donne du sens à l’existence.
L’action nous permet de répondre à nos besoins et donne du sens à l’existence. Adulte, mes choix m’ont amenée à tenir une maison, faire le ménage et la cuisine. Si j’aime vivre dans un environnement propre, je n’ai pourtant aucune inclinaison instinctive au nettoyage, mais ce travail domestique m’a permis de rester ancrée dans la réalité de la vie, d’apporter un environnement positif pour la famille et souvent de me centrer comme dans une méditation, laissant un peu de lest à mon cerveau en constante ébullition.

Penser que les pauvres ne veulent pas travailler est une erreur de connaissance des besoins fondamentaux de l’être humain
. Nous avons besoin d’occupation, d’ailleurs, quand des individus profitent du système social, c’est toujours pour avoir une autre activité comme du travail au noir ou une fonction parentale. Certains vont passer beaucoup de temps à faire des emplettes ou vont se plonger dans une activité professionnelle ou de loisir qui les passionne. Quelles occupations, activités, actions choisissons-nous ? Satisfont-elles notre être authentique et nos besoins affectifs ?

Respecter nos valeurs donne du sens à nos actions.
Respecter nos valeurs donne du sens à nos actions et donc à notre existence. Elles nous permettent de nous développer à titre individuel pour participer au développement de l’humanité. Elles nous guident pour interagir et vivre ensemble dans le respect les uns des autres et la dignité.
Il est important de noter qu’une valeur, selon notre façon de l’appliquer, peut devenir un moyen de contrôle de l’autre, une justification à notre lâcheté ou une faiblesse. Avoir des valeurs et les respecter demande du respect, du courage et de l’honnêteté vis-à-vis de nous-même et des autres. Tout est question de justesse.
Dans nos réponses, nous pouvons toujours avoir une réaction extrême de trop ou de trop peu. Pour les valeurs liées aux besoins, les réponses extrêmes nous apporteront un plaisir immédiat ou au contraire nous emmèneront sur un chemin qui ne nous convient pas. Nous pouvons aussi choisir de trouver la juste mesure.

Créer nous stimule et nous donne espoir pour l’avenir.
Rêver, imaginer, créer nous aide à nous sentir vivant. Tous les jours, nous imaginons, nous trouvons des solutions à nos petits et grands problèmes, individuels et collectifs. Celui qui ne trouve plus d’idées pour faire face à sa vie commence à mourir. Nos problèmes peuvent aussi devenir de formidables moteurs de créativité. J’aime les contraintes, elles m’obligent à penser autrement, elles me guident. Si le processus est frustrant, et souvent angoissant, au départ, le résultat est toujours formidable.
Observation. Chez moi, la créativité naît de l’observation plus ou moins consciente de l’environnement et de mes expériences qui nourrissent mon cerveau de matière première à exploiter. Le livre « Dessiner grâce au cerveau droit[i] » m’a appris à observer, premier pas à la création. L’auteur nous fait recopier un portrait dessiné à la main par Picasso en le positionnant à l’envers. Nous ne regardons plus un bras ou une chaise, mais une ligne, une direction, un plein ou un vide.
Créativité débridée et fonctionnelle. Avec mon parcours, j’ai compris que pour créer du neuf nous avions besoin de deux approches nécessaires et complémentaires. En architecture d’intérieure, je devais commencer par la créativité débridée et non canalisée. Imaginer tout, sans contrainte matérielle, réaliste, économique ou fonctionnelle. Cela peut amener à créer des châteaux de cartes inventifs qui s’écroulent vite ou qui restent de l’art pur. Avec quelques éléments de base sur un sujet que je comprends dans les grandes lignes, je pourrai ainsi proposer des idées sans me laisser bloquer par les contraintes des limites fonctionnelles. J’ai utilisé la créativité fonctionnelle en revanche, dans mon métier d’ingénieur, faisant appel à des références connues et des solutions qui passent par la connaissance que j’avais du passé. Cette créativité permet de concrétiser. La conjonction de ces deux approches, sans jugement, me semble la plus efficace pour envisager un avenir inexploré. Commencer par la question « Et si tout était possible ? » puis revenir sur le plancher des vaches avec la question « Et qu’est-ce qui est possible dans la réalité ? » Et nous pouvons continuer un échange par itérations successives. Par exemple, quand j’écris ce livre travailler sur la forme m’a permis de mieux restructurer le fond. Avancer en parallèle sur plusieurs aspects en même temps peut aider à avancer plus pertinemment.
Pensée divergente et convergente. Des personnes à la pensée divergente, qui part dans tous les sens pour inventer des solutions inconnues jusqu’alors, et parfois inexploitables, peuvent collaborer avec des individus à la pensée convergente, qui permet d’imaginer des solutions qui fonctionnent. Dans ce un processus créatif global, avec un cheminement agile d’amélioration continue par itération, nous pouvons trier les informations et développer celles qui semblent les plus judicieuses pour affiner notre réflexion vers les solutions les plus pertinentes possibles. Nous sommes capables de trouver de nombreuses solutions innovantes.
Sérendipité. Nous pouvons aussi utiliser la sérendipité, cette aptitude à faire par hasard une découverte inattendue et à en saisir l’utilité. Il s’agit de transférer et transformer ce que nous connaissons dans un domaine pour nous interroger dans un autre secteur et de développer de nouvelles idées avec beaucoup de créativité. Comment favorisons-nous la sérendipité qui permet d’innover grâce au brassage de connaissances issues d’univers variés ?

Quelle place laissons-nous à l’inventivité dans nos sociétés ? Si nous autorisions les enfants à garder leur source intarissable de création, le monde serait-il plus vivant ? Comment utiliser notre créativité pour changer le monde ensemble ? Voulons-nous prendre nos contraintes comme moteurs d’innovation ? Charles Darwin nous dit que les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. Sommes-nous prêts pour les changements ?

Mais, qu’est-ce qui nous heureux ?
Nous pouvons donc, agir pour répondre à nos besoins, ce qui nous rend serein et nous fait plaisir et respecter nos valeurs, ce qui donne du sens à notre existence. Créer nous permet de nous projeter dans l’avenir. Cela est-il suffisant pour nous rendre heureux ?

Quand je suis en train d’écrire ce livre, je me sens sereine, je respecte mes valeurs et je suis créative, pourtant, je ne peux pas dire que je sois heureuse tout le temps. Pourquoi ? Il est certain que je ne satisfais pas tous mes besoins fondamentaux, je ne génère aucun revenu par exemple, ce qui est angoissant. Pourtant, pour ce besoin, j’ai fait le choix d’écrire quand même pour ne pas avoir le regret d’avoir laissé tomber mon projet. Je suis assez isolée, c’est une retombée que j’accepte aussi, d’ailleurs j’ai besoin de silence pour me calmer et retrouver un contact avec la nature en allant me balader. Mais je me sens un peu trop seule parfois. Par moments, je suis plus en relation, je parle de mon livre, j’écoute les histoires et opinions des autres et je me sens heureuse. En fait, je me sens vivante dans l’échange, quand j’apprends des choses des autres, mais surtout quand je partage des émotions avec eux, même les moins bonnes et quand les émotions sont positives, alors je me sens heureuse.

Quelle différence faisons-nous entre satisfaire nos besoins et respecter nos valeurs ? Satisfaire nos besoins, en s’appuyant sur nos valeurs de moyens, motive nos actions, nous rend sereins et nous fait plaisir. Se référer à nos valeurs d’humanité donne du sens à nos actions. Ainsi, respecter nos valeurs donne du sens à notre vie. Qu’est-ce qui nous rend heureux personnellement?

Nous sentir serein et donner du sens à notre vie est-il suffisant pour nous sentir heureux ? Cherchons-nous aussi la joie du partage ?

Pouvons-nous trouver le bonheur seul ou avons-nous besoin de partager nos élans et nos actions pour nous sentir heureux ? Si la relation contribue à notre sentiment de bonheur, nous intéresser à l’autre, ses besoins et ses valeurs est alors indispensable. Connaissons-nous les besoins et les valeurs de l’autre ou du groupe ? Nos besoins et valeurs sont-ils compatibles, les respectons-nous mutuellement ?

Existe-t-il une bonne ou une mauvaise façon de faire pour être heureux ?
Non. Nous sommes heureux quand nous avons conscience de nos motivations à agir et que les réponses à nos actions satisfont nos attentes selon l’ordre de priorité que nous avons choisi. Dans nos attentes d’êtres humains, la solidarité et la bienveillance sont des nécessités. Nous sommes heureux quand nous assumons les conséquences de nos actes vis-à-vis de nous-même et des autres. Nous sommes heureux, surtout, quand nous partageons ensemble la joie de nos accomplissements.
Comment répondre à nos besoins, quelles sont les valeurs qui comptent le plus pour nous ? A titre individuel et collectif. Voulons-nous les classer par ordre de priorité ? Nous sentons-nous à contre-courant lorsque nous valorisons nos valeurs d’humanité ? L’application de nos valeurs dans nos choix de vie nous permet-elle de nous sentir entier ? Comment gérons-nous l’équilibre entre la réalité matérielle, le besoin de sécurité et la prise de risque pour une promesse de bonheur ? Qu’est-ce qui nous aide à nous lever tous les jours ? Quand nous sentons-nous vivant ou heureux ?

Sur ton lit de mort, penseras-tu que c’était le bon choix ?
J’écoute la petite voix tintinnabulante qui me pose cette question car je crois que ma vie s’arrête le jour de ma mort et je veux l
’honorer tant que je suis vivante. Pensons-nous sincèrement que nous faisons les bons choix au moment où nous prenons nos décisions ?
La plupart du temps, mon imagination, mes émotions et ma réflexion transforment ma vie ordinaire en quête magique et heureuse. Mon parcours professionnel m’a enrichie, je me sens fière de mon rôle de maman et oser écrire ce livre est un grand défi. Hier, mon grand fils m’a signifié comme il se sentait bien dans sa peau et fier de lui, entre ses rêves d’ado ambitieux et son autonomie responsable, j’espère qu’il deviendra un homme vivant et fier pour construire un monde humain. Le voir grandir et s’épanouir est pour moi une vraie source de bonheur. Une part de notre bonheur est-elle aussi liée à l’accomplissement de ceux que nous aimons ?

Est-ce qu’une part de notre bonheur est aussi liée à l’accomplissement de ceux que nous aimons ?

« L’apprentissage du bonheur[ii] », était, à son époque, le cours le plus suivi à Harvard.
Quand mon aîné était petit, en dépression post-partum, je cherchais une issue pour retrouver ma joie vivre et j’ai regardé sur internet des vidéos de cours de Tal Ben-Shahar sur l’apprentissage du bonheur. Il nous dit que chercher à être heureux devient une nécessité car l’anxiété et la dépression deviennent un problème de santé mondiale majeur. Sommes-nous intéressé à apprendre le bonheur ? Ses propositions m’ont été précieuses et je l’en remercie, elles m’ont aidée à trouver une issue à ma détresse.
J’ai retenu l’importance de la gratitude. Savoir être reconnaissant tous les jours de bonnes choses qui sont arrivées dans la journée. Ça peut être très simple, un bon repas, une conversation ou une balade dans la nature. Il propose de noter tous les soirs cinq choses qui font que nous sommes reconnaissant. Avons-nous de la gratitude pour des faits qui nous ont rendu heureux ?
Est-ce que l’argent apporte le bonheur ? Y contribue-t-il par la liberté de mouvement et la sécurité qu’il nous apporte ? Est-ce qu’un joli pactole peut se transformer en accélérateur de vie ? Comment, en le dépensant ou en l’investissement pour construire ? Nous sentons-nous content si nous nous sentons mieux loti que notre voisin, parlons-nous ici de bonheur ?

Nous avons un niveau de bonheur stable.
A quoi est relié notre niveau de bonheur ? Est-il lié à notre capacité à respecter nos valeurs dans toutes nos actions ? Est-il lié à la satisfaction de nos besoins fondamentaux personnels et solidaires ? Un peu avant trente ans, éloignée de mon compagnon pour deux ans, je commençais à déprimer un peu. J’ai quitté un emploi stable et rémunérateur en Suisse pour me rapprocher de mes amis et de ma famille en France, mon salaire a été réduit, j’ai retrouvé plus de sens à mon activité et un meilleur bien-être relationnel. Des études montrent que quadrupler son salaire impacte peu notre niveau de bonheur, le mien a retrouvé sa stabilité.

Un pic de satisfaction retombe petit à petit sans changer notre niveau de bonheur sur le long terme.
Je me rappelle d’une étude que j’ai lue quand mon aîné était bébé qui expliquait que l’acquisition d’un bien quel que soit son prix, une augmentation salariale ou une promotion professionnelle crée un pic de satisfaction. Notre niveau de bonheur ne change pourtant pas. C’est la raison pour laquelle une personne qui devient handicapée après un grave accident peut se sentir toujours aussi heureuse. Un évènement tragique crée un pic négatif, mais nous revenons généralement à notre niveau habituel par la suite.

Sur le long terme, nous pouvons élever ou abaisser notre niveau de bonheur par des choix de vie et de pensées. Vouloir se sentir vivant, voire heureux n’a rien de fleur bleue, c’est choisir la vie, c’est un objectif humain et indispensable, le seul qui devrait guider chaque être humain, à mon sens. Notre objectif est-il de nous sentir vivant ?

Nous avons besoin de partager.
La joie est une émotion qui s’appuie sur notre besoin de partage. N’est-ce pas le lien, l’échange émotionnel positif que nous recherchons ? Avons-nous déjà essayé de célébrer un succès tout seul ? Était-ce gai ou maussade ? Avons-nous déjà gardé pour nous un échec sans jamais en parler ? Était-ce plombant ou anodin ? Aimons-nous célébrer avec d’autres ? Apprécions-nous aussi les moments solitaires, en avons-nous besoin ? A quoi tient la qualité de nos liens ? Notre implication change-t-elle notre lien aux autres ?

Ma tante Colette et son époux Jean, m’envoyaient à chaque Noël et à chaque anniversaire un petit cadeau, un livre, une trousse, un drap imprimé de petits nounours, un radioréveil, toujours des cadeaux très ciblés et attentionnés. Ces cadeaux-là étaient des baumes pour mon cœur. Que sont devenus les cadeaux d’aujourd’hui, Noël n’est-il pas devenu le temple de la consommation ? Nous dépensons des sommes faramineuses, pensons-nous au contentement de l’autre ou cherchons-nous à passer par la case cadeau obligatoire ? C’est à tel point que de nombreux articles se retrouvent en vente à moitié prix le lendemain de Noël, c’est désolant. Où sont nos liens attentifs ? Cherchons-nous d’abord à aimer ou à posséder ? Que partageons-nous ?

Par leur bienveillance envers un enfant, des adultes peuvent lui donner confiance en l’avenir.
Colette et Jean étaient bienveillants, tendres, ils m’aimaient beaucoup, j’étais leur chouchoute. Ils venaient de temps en temps chez mes parents. J’ai fait un séjour chez eux lorsque j’avais onze ans. Une famille de musiciens. Il jouait de l’orgue, leur aînée jouait de la harpe. Je suis allée voir E.T. le film sur le petit-extra-terrestre débarqué par inadvertance sur terre et qui voulait rentrer chez lui. Je ne les voyais sans doute pas plus d’une fois par an, pourtant j’ai réalisé récemment l’importance qu’ils ont eu dans ma vie. Par leur présence délicate, stable et attentionnée, ils m’ont donné confiance dans le monde des adultes. Est-ce que des adultes de notre enfance nous ont donné des repères pour notre vie d’adulte ?

Le bonheur est un présent que l’on retrouve quand on s’oublie.
Claudio Capéo nous chante magnifiquement ce paradoxe de l’amour et du bonheur combinés. Il existe un principe de la vie qui dit que la vie est compétitive sur un socle de coopération, je le traduis en disant que nous avons besoin de prendre d’abord en compte nos propres soifs, en revanche, c’est seulement dans la coopération que la vie se développe. Claudio Capéo nous invite à découvrir le bonheur d’aimer gratuitement. Ne nous oublions quand même pas trop. Si nous avons besoin de satisfaire nos besoins d’humanité, nous avons aussi besoin de satisfaire nos besoins fondamentaux pour être heureux. Arrivons-nous à équilibrer la satisfaction de nos besoins et ceux de l’autre ?

Qu’attendons-nous dans la relation à autrui ?
En écrivant ce livre, si je me suis sentie très seule à certaines heures, à d’autres moments, mon salon était peuplé de monde. Est-ce que notre sentiment de solitude est corrélé au nombre de personnes qui nous entourent ? Nous sentons-nous plus ou moins seul quand nous pensons à d’autres personnes ? Pouvons-nous nous sentir isolé dans une foule et entouré en étant seul chez nous ? Comment vivons-nous la solitude ? Quelles personnes physiques côtoyons-nous ? Cela nous convient-il ? Est-ce que nous avons des activités associatives ? En quoi contribuent-elles à notre bonheur ? Que découvrons-nous dans ces associations ?  Authenticité, vulnérabilité, lâcher-prise, connaissances, apprentissage, rire ? Partageons-nous de notre intimité, nos soucis sentimentaux, familiaux, santé ? Nous plaignons-nous ? Nous sentons-nous très proche de quelques personnes ? Que partageons-nous, avec qui ? Toutes les relations sont-elles similaires ou différentes ? De quoi parlons-nous ? Partageons-nous nos questions, nos passions, nos hauts et nos bas, la vie dans tous ses états, les pleurs, les rires, les peines, les joies, les épreuves et les succès ?

Reflets.
Les gens qui provoquent chez nous une réaction forte, nous parlent de nous-même. Ils éveillent des sentiments et des ressources qui sont déjà en nous.
Ceux que nous admirons, nous parlent de nos aptitudes cachées. Pas les personnes qui nous donnent envie mais les gens qui nous émeuvent dans leur être, leurs comportements, leurs actions et leur impact, des gens qui nous donnent envie de devenir moteur d’un monde meilleur. Une personne qui nous inspire, nous ouvre l’esprit et appelle le meilleur de notre potentiel encore enseveli qui ne demande qu’à se déployer. Allons-nous le regarder et décider de nous développer dans notre meilleur ? 
A contrario, si les gens appuient là où ça fait mal ou abusent de nous, s’ils nous insupportent et éveillent nos pires sentiments, ils nous contraignent à voir nos incapacités, nos limites, nos blessures et notre propre violence. Plutôt que d’attaquer en réaction incontrôlée, voulons-nous choisir de regarder nos limites ou blessures pour les soigner, les dépasser et grandir ?

N’est-ce pas pour cela que nous avons besoin de super héros à qui nous identifier, des blancs, noirs, jaunes, rouges et même verts si nécessaire ? J’ai toujours admiré Mère Theresa et dans ma tête de pré-ado, c’était lié à sa capacité à fonder sa congrégation à l’âge de quarante ans pour aider des enfants, je n’avais donc pas besoin de faire des choses exceptionnelles à vingt ans, je donnerai mon meilleur tous les jours et je verrai bien où cela me mènerait, c’était aussi son humanité qui raisonnait en moi. Avec une telle figure d’inspiration, il est certain que devenir riche n’était pas ma priorité, même si cela a toujours fait partie de mes objectifs. Qui admirons-nous ou détestons-nous ? Qu’est-ce que cela dit de nous ? Comment reconnaître ce qu’ils éveillent chez nous peut-il nous aider à trouver notre bonheur ?


[i] Dessiner grâce au cerveau droit – Betty Edwards – Éditions Mardaga – 2018

[ii] L’apprentissage du bonheur – Tal Ben-Shahar – Pocket – 2011