Terreau de manipulation


Ego et humilité face à la manipulation.

Aux deux extrémités de la personnalité, l’égo peut être soit surdimensionné et créer une personnalité égoïste ou égotique, soit sousdimensionné et créer une personnalité à l’humilité ou la passivité démesurée. Ces défauts permettent au manipulateur d’attirer, soit des personnes brillantes, reconnues et égotiques en comblant leur besoin de se sentir des gens bien, soit des personnes brillantes, peut sûres d’elles-mêmes, hyperempathiques et généreuses en comblant leur besoin d’être reconnues.

Ces deux extrêmes apportent des réponses insatisfaisantes à nos besoins d’estime de nous par nous-même ou par les autres.

  • L’individu égocentrique se sentira peut-être très admiré mais manquera souvent d’estime de lui-même, sentiment bien déguisé. Son avidité à redorer son image vis-à-vis de lui-même lui fera désirer tous les messages usurpateurs du manipulateur qui peut l’abuser en lui permettant de s’approprier des qualités personnelles : tu dois être si fier, où vas-tu trouver toutes ces ressources ? Quelle générosité, perspicacité, efficacité…
  • L’individu trop modeste aura peut-être une très bonne estime de lui-même mais manquera de reconnaissance par les autres. Sa soif de reconnaissance et de pommade lui fera attraper en vol tous les messages usurpateurs du manipulateur qui peut ensuite l’abuser en lui attribuant des qualités personnelles : tu es si intelligent, si beau, si compétent, si drôle…

Notre égo et notre humilité seront à même de nous aider à nous développer harmonieusement, uniquement si nous les cultivons avec équilibre.

  • L’égo nous permet de passer à l’action sans réfléchir aux conséquences.
  • L’humilité nous permet de prendre de la distance, nous poser des questions, tout en restant passif.

Un égo développé de façon équilibré nous apporte donc une force incroyable qui balance la force d’action et la capacité de remise en cause.

Sur une échelle nuancée entre l’arrogance puante et l’effacement soumis,
il existe de nombreuses façons d’affirmer notre égo et notre humilité vis-à-vis de nous-même et des autres.

L’ignorance est le terreau de la manipulation.

Avons-nous conscience que nos secrets favorisent la manipulation ? Gardons-nous volontairement des secrets ou retenons-nous volontairement des informations pour cacher des situations aux personnes impactées dans l’intention de les manipuler ? Si non, avons-nous conscience qu’en rendant les gens ignorants, nous les rendons manipulables ? La transmission d’informations est une obligation minimum pour laisser aux individus la liberté de choisir en connaissance de cause. Les secrets pour cacher une vérité peu avouable sont-ils démocratiques ? Qui protègent-ils vraiment, sinon le coupable ou le manipulateur ?

En acceptant de piétiner nos valeurs, nous créons un terrain qui peut devenir notre talon d’Achille.

Une personne, un discours, une image ou un film peuvent nous inciter au meilleur ou à la corruption, à des pratiques scandaleuses ou immorales. Avons-nous l’impression d’avoir été piégé ? Avons-nous eu le choix de refuser une situation qui nous rend publiquement vulnérable ? Aurions-nous pu être incité à accepter des pratiques indignes avec l’intention de nous rendre manipulable ? Subissons-nous un chantage ? Pouvons-nous dénoncer cette manipulation ? Pourquoi ?

Les scandales sont-ils démocratiques ?

Même si les scandales permettent de dénoncer des affaires coupables, mettre en lumière ces histoires sous forme de scandale est-il démocratique ? Les rumeurs peuvent-elles être coupables ? Comment laissons-nous aux accusés la présomption d’innocence quand nous placardons leurs noms avant d’être certains ? Tout scandale peut-il être manipulatoire ? Quand éclate le scandale ? Quelle personnalité écarte-t-il ? Quel autre sujet d’actualité évince-t-il ? Combien de scandales, ou d’évènements déclencheurs portées aux nues, ont infléchi le cours de l’histoire de nos démocraties ? Les journalistes ont-ils été manipulés à leur insu pour enquêter sur un sujet ? Qui les a conduits à partir dans cette direction ? Qui est commanditaire ? Qui finance ? Qui trouve un bénéfice caché à l’exposition de ce scandale ? A qui ont bénéficié ces scandales sur le très long terme ? Quelle personnalité mettent-ils au-devant de la scène ? Combien de scandales ont modifié le résultat d’une élection présidentielle ou déclenché des émeutes ou des guerres ?

Quand nous déclenchons un scandale pour dénoncer, à juste titre, avec une intention démocratique de transparence, des pratiques frauduleuses et injustes, sommes-nous sûr de nos informations ? Le scandale est-il la meilleure façon de dénoncer cet abus pour s’assurer d’obtenir justice et réparation de la part des coupables ?

Le droit à l’erreur est une exigence en démocratie.

Quand nous croyons que nous n’avons pas droit à l’erreur, toute erreur, particulièrement dans la sphère publique, peut devenir fatale et peut être transformée en scandale qui élimine les uns ou les autres du paysage. Le scandale est-il la meilleure façon de dénoncer ?

Les leaders charismatiques au tempérament optimiste et battant réfléchissent-ils à se prémunir d’un potentiel scandale ? Ont-ils construit leur forteresse défensive pour éviter les attaques, si non, sont-ils les premiers à tomber ? Demander réparation à une personne publique pour son erreur est démocratique. L’éliminer à cause d’une erreur tue la démocratie. Celui qui s’excuse honnêtement, apporte réparation à son erreur, apprend et ne la répète pas est en processus d’apprentissage et de croissance.

Celui qui s’excuse honnêtement, apporte réparation à son erreur,
apprend et ne la répète pas, est en processus d’apprentissage et de croissance, il favorise une organisation apprenante.

Une personne touchée par un scandale dérange la bonne marche de son groupe d’appartenance et c’est souvent des gens de valeur qui sont éliminés. Nous avons besoin de connaître les sources d’information et de financement des campagnes de dénigration pour comprendre qui ressort gagnant grâce à cette éviction.  

Nous sentons-nous manipulés ou guidés ?

Une subtile présence intrusive dans ma vie m’a encouragée à développer et structurer mes idées pour ce livre, tout en m’aidant à aiguiser mon intelligence, approfondir ma compréhension de la nature humaine et des équilibres sociétaux, et à sentir ma part de responsabilité pour notre avenir commun. Ce faisant, j’ai perdu pied dans la vie réelle. A un moment, je me suis sentie guidée, mais ce grand écart entre mon écrit et ma réalité m’a laissé la sombre impression d’être manipulée et a fait remonter le souvenir d’une histoire que ma sœur m’avait racontée quand j’avais quinze ans.

C’était dans une jolie ville pimpante, les gens s’habillaient de toutes les couleurs et s’amusaient beaucoup. Le parfum des fleurs et le tapis herbeux, dense et confortable, invitait à faire des siestes bucoliques dans le parc. Tous les habitants travaillaient pour l’entreprise de poupées de la ville et leurs jouets étaient envoyés aux quatre coins du pays. Les gens étaient contents de savoir que leurs poupées égayaient les foyers. Mais un jour, une personne eut un flash, elle eut l’impression qu’elle était en train de construire des armes. Plusieurs fois, elle eut cette impression les jours suivants, jusqu’à ce qu’elle comprenne que tous les ouvriers fabriquaient des armes en étant hypnotisés par les écrans qu’ils regardaient en travaillant. Ils croyaient qu’ils produisaient des poupées, mais c’était une pure illusion, une vue de l’esprit, les produits qui sortaient de l’usine étaient bel et bien des armes. L’histoire s’achevait sur cette question : « Si tu étais cette personne, préférerais-tu savoir ou n’avoir jamais eu de flash ? »

Nous sentons-nous guidés ou manipulés ? Nous sentons-nous parfois hypnotisés par notre environnement et nos sources d’informations ? Avons-nous l’impression de penser et de vivre dans notre singularité, en référence à nos besoins profonds ? Prenons-nous des décisions pour créer notre rêve personnel et collectif dans un monde vivant ?

Le droit d’aimer

Pas de tendre souffrance
Elle est profonde et immense 
J’ai perdu mes références 
A la recherche du sens 
Les hommes sont devenus fous 
Plus de garde-fous Leurs lances percent mon cœur 
Plus de ciel, plus de douceur 
Un monde en échiquier 
Je me sens pion sur les pavés 
Où trouver l’espoir 
Sur ces tristes trottoirs ? 
A quoi rime la vie 
Où sont parties mes envies ? 
Que va-t-on devenir ? 
Quel sera notre avenir ? 
Choisirons-nous le bonheur 
Ou le pouvoir en leurre ? 
Je veux vivre en liberté 
Droit de rire et droit d’aimer 
Ensemble, honorer la vie 
Et la vivre à l’envi 

Ames soeurs

Je me suis sentie si vivante
Dans cette relation innocente
La vie dans toute sa splendeur
Sourire, énergie et bonheur
Tout mon être plein de vie
Bonne humeur dans mes envies
Je me sentais heureuse
Je suis tombée amoureuse

Nous avons appris à nous connaître
A rire, échanger, apparaître
J’ai perçu la vie en lui
Son esprit et ses folies
Ses trésors cachés
Son cœur panaché
Je suis tombée amoureuse de lui
Comme un rêve accompli

Comme disciple et apôtre
Repère et refuge l’un de l’autre
Croissance intérieure
Avec éthique et honneur
Respect de nos âmes humaines
Malgré les embûches et les peines
Actions conformes à nos valeurs
Grandis, en tout, dans nos meilleurs

Partage de nos vulnérabilités
Tourments et créativité
Peurs et authenticité
Soutien avec intensité
Chant de la vie dans tous ses états
Attente, baisers et entrelacs
Dans les flammes, paix de nos cœurs
Rencontre de deux âmes sœurs

Vis-à-vis homme-femme

La place de la femme est-elle la mutation majeure de nos sociétés ?

Au début du XXème siècle, les femmes étaient encore des épouses, des maîtresses, des mères ou des filles, avec quelques exceptions. Les progrès technologiques et l’accès au monde professionnel ont donné de l’autonomie aux femmes. Les faits devancent l’évolution culturelle des mentalités. Si la transformation est encore balbutiante chez nos dirigeants, elle est en revanche manifeste dans toutes les autres sphères de la société occidentale où, nous, les femmes, pouvons étudier, travailler et devenir financièrement indépendantes. Mais ailleurs, des femmes n’ont encore aucun droit. Nous avons aussi acquis le contrôle de notre corps et de notre fertilité grâce aux méthodes de contraception. De plus, les lois nous protègent plus, voire, souvent, nous favorisent en cas de divorce. Est-ce que cette indépendance des femmes, bien qu’encore incomplète, ne métamorphose pas la position des hommes dans la société ? Au début du siècle précédent, l’homme savait que sa femme resterait probablement à ses côtés jusqu’à sa mort. De nos jours, aucun contrat de mariage n’est plus gravé dans la pierre.

L’homme se trouve mis en face de ses besoins et envies.

Dans nos sociétés, est-ce plus simple pour une femme ou pour un homme de s’affirmer dans sa singularité ? Quelles sont nos images stéréotypées ? Que demandons-nous à la femme, être une femme intelligente pour le boulot, sexy pour son chéri, soignée et apprêtée pour la société, mère attentive, douce et organisée pour ses enfants, cultivée pour les conversations sociales, et une bombe au lit, bref, Wonder Woman ? Comment les femmes choisissent-elles leurs priorités ? Dans quel but ? Que demandons-nous aux hommes, être virils, intelligents, efficaces, pourvoyeurs financiers, protecteurs, inébranlables ? Comment les hommes se développent-ils ? Choisissent-ils leurs priorités ? Subissent-ils le modèle de devenir la moitié d’eux-mêmes : virils, durs et efficaces et coupés de leurs sentiments ?

Que cherche celui qui peut s’acheter tout ce qu’il veut au monde ?

Nos sociétés ont créé des inégalités abyssales et inédites dans l’Histoire de l’Humanité. A ce point surgissent les questions essentielles. Quel est le sens de notre action ?

Cherchons-nous toujours plus de pouvoir, plus de richesse, plus d’influence au détriment des individus qui peu à peu deviennent des ressources humaines dont les conditions de vie risquent de se détériorer de plus en plus ? Cherchons-nous une plénitude profonde dans laquelle nous intégrons notre félicité au développement de l’Humanité ? Choisissons-nous de vivre en notre entier avec tête, cœur et corps ?

Riche ou ultra riche, nous pouvons continuer à courir tête baissée vers toujours plus d’influence et un compte en banque toujours mieux garni, mais à quoi nous mène cette compétition ? Posséder cinquante, cent ou deux cents milliards de dollars fait-il une différence dans notre vie réelle ou est-ce juste une vue de l’esprit ? Être riche dans ces proportions donne clairement du pouvoir sur le monde mais quelles sont les retombées concrètes dans notre vie personnelle ? Objectivement, cette fortune donne de bien lourdes responsabilités ou, avec un point de vue négatif, de capacités de domination du monde. Sommes-nous avalé par un système économique qui nous propulse en avant toujours plus vite et plus loin ? Sommes-nous happé dans un système qui nous a dépassé ? Choisissons-nous ces inégalités consciemment ? Voulons-nous nous arrêter un moment et nous interroger sur notre quête profonde, quels sont nos souhaits les plus intimes ? Avoir un impact sur le monde ? Laisser notre nom dans les livres d’Histoire ? Inventer de nouvelles solutions ? Construire un monde meilleur ? Nous sentir développé dans notre entier ?

Les hommes veulent-ils prendre soin de leurs sentiments ?

Comme tous les hommes de tous les siècles, avons-nous envie d’être nous-même, d’aimer et d’être aimé ? Sommes-nous avide de pouvoir et de domination ? Avons-nous envie de renouer avec notre humanité empathique ? Puisqu’en occident la femme n’est plus notre obligée, notre regard sur la femme évolue-t-il ? La femme passe-t-elle du statut d’objet de plaisir, ménagère, nourrice et éducatrice des enfants, stimulatrice intellectuelle ou faire-valoir au statut d’être humain indépendant à rencontrer ? Progressivement notre rapport homme-femme se modifie-t-il ? Grâce à la science, l’homme peut désormais faire un bébé tout seul avec des ovules et une mère porteuse. Pouvons-nous imaginer un avenir dans lequel le rôle géniteur de la femme disparaîtrait ou préférons-nous penser que les enfants seront de plus en plus le fruit de la rencontre intime d’un homme et d’une femme qui s’aiment ? Réciproquement, la femme qui devient indépendante compte de moins en moins sur l’homme pour assurer son avenir. Homme ou femme, qu’attendons-nous de l’autre ? Que voulons-nous offrir à l’autre ? Quel type de relation souhaitons-nous créer ? Que valorisons-nous chez l’autre ? Qu’espérons-nous que notre partenaire valorise et apprécie chez nous ?

Beaucoup d’hommes ont-ils une aspiration profonde à l’authenticité, l’élégance et la sincérité ?

Dans le film de Bertrand Tavernier « La princesse de Montpensier », Marie fait l’objet de toutes les convoitises et éveille les sentiments amoureux des hommes qui la rencontre.

Lors d’un repas, les hommes débattent entre eux sur qui est un homme de sentiment et qui est un homme d’impulsion pour conclure que même l’homme d’impulsion reste fidèle à ses sentiments et à son cœur qui ne l’a jamais trompé. Dans l’histoire, le duc de Guise renonce à une femme par amour pour Marie qui est déjà mariée, mais quelques années plus tard, quand elle lui propose de divorcer pour le rejoindre, il choisit pourtant une autre femme. Ces échanges nous rappellent la complexité des sentiments amoureux, réciproques ou non, qui n’ont pas toujours l’air de se manifester au bon moment.

Comme homme, avons-nous l’impression que les sentiments ne sont pas notre domaine ? Avons-nous une vie sentimentale très stéréotypée ? Quelle approche avons-nous de l’autre dans le couple, fonctionnalité, légèreté, responsabilité droite ou délicieuse ou autre ? Lorsque nous sommes dans un couple durable, approchons-nous d’autres partenaires affectifs ou sexuels en consommation ou en domination comme un dangereux gamin qui se croit le roi du monde, victime de nos pulsions, esclave de nos besoins sexuels fondamentaux ? En parlons-nous avec notre moitié ? Chérissons-nous les émotions passionnelles et passagères ? Gérons-nous nos émotions et sentiments avec distance, comme des personnes fortes et indépendantes ? Restons-nous engagé dans un mariage de raison ou d’apparence ?

Dans le film, Marie de Montpensier est présentée comme une belle femme, ce qui attire le regard des hommes. Cependant nous ressentons que ce qui séduit les hommes, aussi désuet que cela puisse paraître, est sa pureté : son choix d’être fidèle à son mari, sa soif d’apprendre, sa capacité d’émerveillement, sa candeur apparente. Qu’est-ce qui nous charme chez une femme avec qui nous avons envie d’une relation sérieuse ?

Bienvenue

Bienvenue sur ce blog ! A partir de la vie quotidienne, je tente de mieux comprendre nos fonctionnements d’humains pour devenir mieux avec soi-même et mieux avec les autres. Je serai heureuse de recevoir vos réactions, questions et observations pour affiner cette enquête intime et globale à la fois. Pseudos bienvenus pour ceux qui veulent garder l’anonymat.