Echelle mondiale

Aujourd’hui, cherchons-nous à pousser l’instauration de démocraties dans tous les pays ? Est-ce la bonne solution pour un développement économique durable et palpable pour les citoyens ?

La bonne santé économique pour favoriser la liberté et la responsabilité d’expression.
Notre système serait basé sur des alliances de collaboration pragmatiques entre régions riches et régions en développement d’un pays ou du monde. Les territoires riches apporteraient leurs connaissances et leur soutien et offriraient soutiendrait l’accès à l’éducation supérieure aux élèves les plus prometteurs des territoires en développement avec lesquels ils sont liés et favoriseraient les échanges commerciaux et des travailleurs en les formant avant qu’ils retournent développer leur territoire d’origine.
Notre premier objectif serait d’éradiquer la pauvreté et la surnatalité pour éduquer les enfants et réduire la violence, dans l’objectif de stopper les conflits armés et respecter les droits de l’homme partout dans le monde. Toutes les opinions seraient de nouveau autorisées, toutes les religions seraient respectées, exprimées dans le respect de l’autre. Le monde serait organisé de telle sorte que les gens moteurs par leur intelligence, leur créativité ou leur force d’action restent répartis sur l’ensemble des territoires.

Débat démocratique.
Les démocraties, conscientes de l’importance du dialogue contradictoire, financeraient tout collectif, quelles que soient ses opinions, mêmes extrêmes. Ainsi, la démocratie pourrait canaliser les groupes, labellisés B°, pour que la diffusion de leur message reste démocratique : soutien de la liberté de chaque individu et respect de la dignité humaine. Refus de la violence et de l’incitation à la haine.

Appartenance.
Regardons notre modèle social de base, la famille. Pouvons-nous le transposer en un modèle qui s’adapte à l’échelle d’un territoire ? Chaque membre du territoire, au-delà de ses réseaux d’appartenance transversaux, pourrait-il se sentir membre d’une communauté territoriale ? Chaque individu pourrait-il se sentir investi dans une compétition sur un socle de coopération pour un territoire, solidaire et protégé, comme un membre d’une famille.
Dans une famille classique équilibrée, soit un parent gagne de l’argent et l’autre s’occupe du foyer et des enfants, soit les deux génèrent du revenu et se partagent les responsabilités et les dépenses. Le budget est unique et commun ou séparé en concertation. Le parent au foyer ne demande pas un budget ponctionné sur la fortune de l’autre, la fortune appartient à la famille et si le père, selon le modèle le plus répandu à l’heure actuelle, assure les recettes, la mère gère l’éducation, la santé, l’alimentation et l’organisation familiale. Les dépenses sont partagées. De même, dans une entreprise, certaines fonctions génèrent les recettes, d’autres représentent des coûts. Pour payer les factures, les services concernés utilisent la trésorerie de l’entreprise.
Aujourd’hui, une économie a deux vitesses se développe : les riches ont accès à un logement, une éducation, une alimentation et des soins de santé de qualité et souvent chers et les autres, largement plus nombreux, doivent se débrouiller dans un environnement défavorable. Dans notre société, les recettes appartiennent au monde économique, alors que les coûts de santé, protection, éducation ou justice appartiennent aux Etats qui font appel à l’impôt pour recevoir des recettes. C’est comme si le service comptabilité devait demander un budget au service commercial pour payer les factures de l’entreprise.

De vraies opportunités offertes à chaque individu.
Inspiré de la gestion d’une famille ou d’une entreprise, un territoire, conduit comme partie d’une nation, partie d’une région, partie du monde, recevrait lui-même les recettes et gèrerait lui-même les coûts pour établir le plus d’équité possible entre les différents citoyens et offrir à chacun de vraies chances de pouvoir réellement choisir la vie qu’il souhaite? En plus de permettre une distribution plus équitable de la richesse mondiale, nationale ou territoriale, un tel système rendrait le monde plus agréable à vivre pour tous.

Dans cette structure, la séparation d’un secteur privé et d’un service public disparaitrait.
Notre organisation sociétale peut progresser. Il existerait le monde dans lequel les gens vivent et travaillent. Un territoire génèrerait des recettes, paierait ses factures et mettrait en place des stratégies pour équilibrer son budget. Quand je suis chez moi, tout me semble propre, puis le jour où je reçois un visiteur, soudain, je vois tout ce que je dois nettoyer, mes yeux voient ce à quoi ils s’étaient habitués. C’est l’impression que j’ai en regardant notre société, celle de m’être habituée au capitalisme libéral actuel : je le considérais comme fatalement la moins mauvaise solution, la pandémie m’a fait prendre conscience à quel point il génère des inégalités et abîme la planète et j’envisage soudain un autre modèle.
Dans ce système fédéral, chaque nation, selon sa taille, serait subdivisée en plusieurs territoires. Les décisions seraient prises au niveau des entreprises, associations et organisations locales des territoires et non plus par des têtes pensantes, qui, par leur position, ne peuvent prendre en compte la réalité multiple de la vie réelle des gens dans des environnements très diversifiés.

La société pourrait-elle être gérée avec de grands centres de profit ?
Je propose des idées, qu’en pensez-vous? A éliminer, faire évoluer, compléter… ?
Nous considérerions alors les recettes et les coûts liés à toute une chaîne d’activité interdépendantes de façon plus globale dans une économie solidaire systémique. Dans cette organisation, la santé de la planète serait un sujet transversal qui concerne absolument toutes les filières. Voici quelques idées destinées à ouvrir la réflexion.
Structures humaines. Elles seraient les remplaçantes des ressources humaines de nos entreprises, nous considérerions le nombre des naissances, la jeunesse, l’éducation, la formation en adéquation au marché du travail, l’emploi, l’impact économique et social du rythme de vie, la vie sociale solidaire et l’impact de l’interdépendance entre vie familiale et vie professionnelle sur les enfants et la santé, les taux de criminalité, l’intégration des malades, handicapés et des personnes âgées ou la prise en considération des différences culturelles pour favoriser la diversité dans une unité territoriale qui dépasse les clivages communautaires. Et d’autres sujets encore. Elles seraient garantes de la sphère culture & croyances du territoire. Elle détiendrait les grands médias qui sont facteurs majeurs d’influence de nos pensées et visions de la société.

Service santé. Il veillerait à un équilibre équitable entre les recettes et les coûts liés à la santé en s’assurant que chaque citoyen ait accès à un niveau de soin minimum digne. Le droit à la santé serait considéré comme un droit inaliénable pour tous. Il serait en charge de s’intéresser aux facteurs collatéraux majeurs d’impact sur la santé des personnes, sommeil, stress, maladies, accidents, alimentation, sport, gestion des émotions ou addictions par exemple. Ce service serait garant de s’intéresser à toutes les causes qui ont un effet sur la santé des êtres humains, incluant l’environnement naturel et construit, pour restreindre ou interdire les pratiques négatives et permettre le développement de nouvelles solutions dans tous les secteurs de la société.

Service juridique. Il aiderait les entreprises et organisations dans leurs démarches, défendrait ses citoyens et ses entreprises, ses organisations et son écosystème naturel dans des conflits internes au territoire ou impliquant d’autres territoires. Il aurait la vue globale sur les désordres sociétaux et dirigerait des campagnes de prévention et d’éducation pour réduire la violence et la criminalité. Il légifèrerait sur les questions locales, à partir de pratiques souvent existantes ou émergentes, et collaboreraient avec les autres territoires pour les lois nationales ou internationales. Il organiserait les forces de l’ordre, la défense et la justice. Les polices d’assurances, les clauses que l’on signe pour l’utilisation d’un site internet ou un objet seraient faciles à comprendre, destinées à nous informer et nous aider à un faire un choix éclairé en adéquation avec nos moyens et nos besoins. Le but du droit serait de protéger organisations et personnes pour la paix et l’équité sur l’ensemble du territoire.

Service qualité. Il veillerait au développement de l’économie solidaire systémique du territoire incluant les équilibres de nos écosystèmes naturels. Il serait garant du pôle de recherche fondamentale et appliquée tous secteurs confondus. En mutualisant la recherche, les différentes filières pourraient profiter davantage des découvertes pour en trouver des applications comme des technologies plus propres, plus saines, plus rentables et pourraient se développer plus rapidement. Des royalties seraient versées aux équipes dont les découvertes sont utilisées. La recherche deviendrait alors un centre de profit rentable.

Production. Elle serait garante de l’adéquation entre les besoins du territoire et ses moyens de production pour aider à ajuster l’offre à la demande en proposant ce qui devrait être produit sur place, importé ou exporté. Il serait garant d’ajuster l’offre logistique à la demande dans le respect de nos écosystèmes naturels. Il serait également en charge de veiller à ce que l’activité économique respecte la biodiversité, la qualité des eaux, des mers, de l’air et des sols.

Marketing et communication. Ils seraient en charge de bien connaître les demandes des citoyens, associations et entreprises du territoire, et d’engager des campagnes d’information.

Service technique. Il aurait la vue d’ensemble de l’aménagement du territoire et du développement immobilier. Il veillerait à la cohérence des règles d’urbanisme qui respectent les besoins sociaux, environnementaux, techniques et culturels des bâtiments locaux dans un paysage territorial et national en restant ouvert à l’innovation et l’avant-gardisme. Il serait responsable de veiller à la mise en œuvre des avancées énergétiques et écologiques du bâti.

Service informatique et nouvelles technologies. Il s’occuperait du lien du territoire au réseau international B°. Autoroutes de l’information, internet, moteurs de recherche, grands sites de réseaux sociaux, câbles qui véhiculent les informations, serveurs et serveurs-racines appartiendraient à une unité territoriale, nationale ou régionale, partie indépendante reliée aux autres en un grand réseau international. Il serait garant de l’innovation software et hardware du territoire. Il veillerait à la mise en valeur des acteurs économiques locaux sur internet, soutiendrait la sécurité informatique de tous les acteurs individuels, associatifs et entrepreneuriaux, régulerait les contenus sur internet, s’assurerait que les données collectées sur le profil et l’activité d’une personne, d’une société ou de toute entité leur appartiennent afin qu’ils puissent décider de donner, vendre ou garder leurs données personnelles avec conscience.

Service économique et financier. Il animerait et légifèrerait le réseau des banques, assurances, caisses chômage et retraite, territoriales et autres institutions financières, toutes coopératives ou mutualistes. Ces organismes indépendants locaux seraient membres de réseaux territoriaux, nationaux ou internationaux pour favoriser les synergies.
Pour éviter la spéculation sur le cours des devises, il existerait des monnaies locales, territoriales, et/ou nationales et/ou régionales labellisées Bo et une monnaie internationale pour les échanges internationaux. Aujourd’hui, pour protéger leur économie locale des fluctuations non reliées à l’activité économique réelle, mais à la spéculation, des associations sans but lucratif de l’économie circulaire créent des monnaies complémentaires. En France, les monnaies locales sont reconnues légalement dans la loi Économie Sociale et Solidaire, un rapport de la mission « Monnaies Locales Complémentaires[i] » s’y intéresse déjà en Avril 2015. Ces monnaies sont convertibles en euros et d’un usage légal pour tout adhérent à l’association organisant leur émission et leur circulation. L’usage de cryptomonnaies sécurisées, nominatives et labellisées Bo pourrait permettre de tracer les transactions électroniquement.  Ce service guiderait et conseillerait les acteurs économiques qui veulent s’installer en considérant les besoins du territoire : entrepreneurs, commerçants, artisans, agriculteurs, professions libérales, restaurateurs et autres.

[i] Mission d’étude sur les monnaies locales complémentaires et les systèmes d’échange locaux Economie.gouv.fr – 2015  

Service commercial et vente.
Il démarcherait les prospects au niveau local, national ou international pour vendre les idées et produits d’appellation contrôlée ou uniques à leur territoire pour permettre la récolte des redevances. Il serait responsable de soutenir des entreprises indépendantes reliées en réseaux pour faciliter les alliances avec d’autres territoires régionaux, nationaux ou internationaux pour l’acquisition de matières premières ou produits importés et pour l’exportation, en respectant une économie solidaire systémique, en étroite collaboration avec le service production.  Il serait responsable d’adapter les flux de l’offre à celle de la demande pour éliminer les redondances dans un coin et les déserts dans un autre.

Le territoire s’organiserait également de façon transversale.
Les filières devraient s’assurer un fonctionnement en économie solidaire systémique : tous les acteurs qui génèrent des recettes ou des coûts dans la filière alimentaire seraient interdépendants pour leur budget, incluant l’aménagement du territoire agricole, l’agriculture, l’écologie liée à la production agricole, l’immobilier agricole, les coopératives alimentaires, les transformateurs, la logistique, les distributeurs et le recyclage et les autres.

La filière santé regrouperait l’immobilier santé, les fabricants de matériel médical, les laboratoires et l’industrie pharmaceutique, les cliniques et hôpitaux, les médecins et acteurs de médecine douce et traditionnelle, la logistique, les distributeurs et tous les acteurs de la filière.
Il existerait différentes filières comme énergie, sport, culture, mode, biens de consommation courants, cosmétique et bien-être, transports et d’autres. Dans mon rêve le plus fou, l’industrie de l’armement finirait par disparaître car nous refuserions tout conflit armé.
Nous aurions mis en place un système qui empêche un Etat d’entrer en conflit armé, qui empêche un putsch ou une guérilla. Pour aboutir à cet état de paix, nous réduirions peu à peu nos armements. La filière armement et militaire intégrerait la gestion des réfugiés ainsi que la santé psychologique et physique des êtres humains touchés par les conflits.

2 commentaires sur “Echelle mondiale

  1. Vos idées sont intéressantes, un peu utopiques sûrement, mais il est nécessaire de rêver un peu pour garder une bonne hygiène mentale !

    Vous abordez le sujet de la démocratie, et à ce sujet je pense que vous gagneriez à creuser la manière dont ce concept peut évoluer en accord avec votre projet. Après tout, le processus de la décision publique conditionne tous les autres processus. Est-ce que l’élection comme mode de sélection des représentants ou des postes à responsabilité est véritablement adaptée ? C’est cette règle du jeu qui détermine — je pense — beaucoup des caractéristiques de notre société actuelle. L’élection attire avec elle de nombreux biais (corruption, échange de faveurs, sensibilité au lobbying, sensibilité des électeurs à des facteurs irrationnels, etc.) qui la rende assez peu efficace, mais plus efficace que rien du tout.

    À cet égard, le tirage au sort des représentants ou de certaines charges peut apporter une autre vision de la démocratie, beaucoup plus novatrice et centrée sur l’intérêt général. De très nombreux paramètres peuvent être ajustés pour s’adapter au cas d’espèce (volontariat ou non des tirés au sort, possibilité ou non de refuser la charge, sélection parmi toute la population ou un groupe bien déterminé, tirage au sort stratifié ou sélection aléatoire pure, etc.). C’est un instrument qui mérite un peu de réflexion, d’autant qu’il a longtemps été utilisé par le passés en Grèce, Italie, et même en Chine.

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    1. Merci de votre retour, les nouvelles réalités sont toujours d’anciennes utopies, c’est la raison pour laquelle je propose des idées qui me semblent censées et pourtant irréalistes aujourd’hui, qui sait comment, nous, les êtres humains déciderons d’évoluer ensemble? Pourquoi pas le tirage au sort, je vais y réfléchir, jusqu’à présent, j’imaginais plutôt des « sages » reconnus au niveau local, et cooptés par la population locale, reconnus dans leur domaine d’activité et qui pourraient être amenés à prendre des responsabilités à plus large échelle pour une période ou pour un sujet. Personnellement, je pense qu’aujourd’hui l’élection est la moins mauvaise solution, mais pour un président de la République, par exemple, ça me semble complètement hasardeux : nous ne connaissons pas personnellement les gens, ni de près, ni de loin, nous votons sur des idées préconçues liées à « un parti » dans lequel nous nous reconnaissons plus ou moins. Les candidats jouent sur nos peurs et nos espoirs, nous votons en fonction de nos émotions bien plus qu’en fonction des programmes que peu d’électeurs connaissent en réalité, et les programmes ne sont souvent que très peu suivis. Nous sommes de plus en plus dans des élections sur l’image : notre cher président est plutôt beau gosse! Pour une fois, le premier ministre n’a plus l’image esthétique parfaite et l’accent qu’il faut, je voie cela comme une belle évolution.
      Quoi qu’il en soit, pour moi, le fonctionnement politique sur deux partis opposés est biaisé au départ. Comment gouverner un pays en le scindant en deux? Nos gouvernants finissent par gouverner des bouts de pays. Mon rêve serait des partis composés de responsables de divers points de vue, qui sont capables, ensemble, de choisir la meilleure solution pour le bien commun. Car sinon, on part sur des politiques à court terme, l’échéance de la prochaine élection, et on ne construit rien car à chaque changement de parti on efface ce qui a été fait et on recommence. Je serai ravie d’avoir votre réaction et vos critiques quant à mon approche. Bonne suite. J’ai un chapitre sur la démocratie que je partagerai plus tard.

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