Adapter la société à nos besoins individuels et collectifs

Rêvons-nous de grandir et d’agir ensemble avec intelligence et empathie ? Oserions-nous rêver à l’excès en imaginant que mafieux et criminels choisiraient d’utiliser leurs intelligences, énergies et réseaux au service de la vie ? Pourrions-nous imaginer que chaque être humain aurait envie, dans son ascension personnelle, de participer au développement durable et équitable de l’ensemble de l’Humanité ?

Nos modèles sont dysfonctionnels.
Nous avons essayé différents modèles d’organisations sociétales à travers le monde, chaque morceau de la Terre est connu et habité aujourd’hui. La mondialisation est conscientisée et effective. Nous avons expérimenté les démocraties soumises au pouvoir économique, les communismes et les autoritarismes. Nos modèles fonctionnent mal avec des inégalités exacerbées et la restriction des libertés individuelles et collectives. Comment apprendre de nos erreurs ? Pourrions-nous les voir comme une étape ? Serions-nous prêts à envisager un nouveau modèle qui respecte les principes de la vie, dans lequel nous nous enrichissons de nos différences, nous recherchons la paix et la prospérité, nous favorisons la vie des êtres vivants et de la planète ?

Adaptons le système à nos besoins d’humains.
Dans notre mondialisation actuelle, les êtres humains deviennent souvent des dossiers, des prospects, des clients, des consommateurs, des ressources humaines, des statistiques. Nous ne nous intéressons pas assez à nos vies réelles, à nos préoccupations fondamentales, à celles de nos communautés. Nous nous adaptons au monde scolaire, estudiantin et professionnel au lieu d’adapter le monde à nos besoins essentiels et à nos vies.

Retrouver une échelle humaine.
Nous avons besoin de retrouver une échelle humaine dans nos organisations pour remettre des têtes, des familles et des vies sur nos chiffres. Pour cela, j’ai évoqué les territoires, je me réfère au principe du vivant qui dit que la vie a besoin d’un dedans et d’un dehors pour permettre des échanges clairs. Si notre organisation mondiale actuelle des territoires n’est pas encore solide, car très récente dans l’Histoire de l’Humanité, voulons-nous la stabiliser pour soutenir la paix dans le monde ?

Des frontières pour la paix.
Le monde comprend 203 pays en 2021, dont la plupart existent depuis moins de deux siècles. La formation de ces pays a permis de structurer la gouvernance de l’ensemble des terres de notre planète. Désormais, chaque individu se reconnaît d’une nationalité déterminée. Malheureusement, certaines frontières sont sources de conflit, avec usage de la violence et des armes plutôt que dans le respect incarné des personnes et des familles, par l’usage de la diplomatie, avec empathie pour les êtres humains.

Zones de responsabilité et de protection. Ces frontières permettent jusqu’à présent de créer des territoires dans lesquels les citoyens sont censés se sentir en sécurité et unis par une nation qui les protège, une nation souveraine censée être responsable du bien-être de ses ressortissants en préservant et stimulant la culture du pays. Quand les besoins primaires sont satisfaits, les gens se sentent bien chez eux, ils ne sont pas nombreux à avoir envie de vivre ailleurs, de façon provisoire ou définitive.
Voulons-nous créer des zones dans lesquelles nous nous sentons responsables et protégés par nos valeurs et nos actions communes ? Voulons-nous tendre vers un développement économique solidaire systémique durable et en finir avec les conflits de communautés antagonistes qui n’existaient pas il y a deux siècles ? Voulons-nous nous gouverner et stopper les révoltes communautaristes qui nous avilissent et détruisent nos humanités individuelles et collectives ?

Richesse de la diversité. Voulons-nous encourager la diversité dans sa richesse comme source de vitalité et d’innovation ? Une organisation en régions locales, nationales, régionales ou internationales ne peut être utile qu’à partir du moment où elle s’attache à la protection des citoyens et de la planète. Une structure, uniquement destinée à diriger et uniformiser notre monde comme un empire, conduit par quelques têtes pensantes, n’est dans l’intérêt d’aucun peuple. Comment pouvons-nous organiser le monde pour favoriser les échanges et les innovations tout en préservant les individus et en refusant les gouvernances pyramidales hiérarchisées et centralisées ?

Economie systémique solidaire.
L’ensemble de mes idées soutient ce que j’ai appelé une économie systémique solidaire qui prend en considération le développement de nos pays dans un système global économique et sociétal pour la croissance équitable des nations et des citoyens sur l’ensemble du globe. Elle regroupe toutes les notions d’économie sociale et solidaire, durable, verte, symbiotique, circulaire et tous les adjectifs proposés pour une économie au service de la dignité et de la vie de l’ensemble des êtres humains.

Collaboration des pays. Les pays collaboreraient pour réduire les écarts entre les plus riches et les plus pauvres en soutenant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ils s’organiseraient pour permettre d’élever le niveau d’éducation de tous les enfants du monde et éradiquer la pauvreté et la surpopulation, terreau de violence. Des environnements adaptés permettraient au maximum d’individus de déployer leurs cerveaux et les gens, quelles que soient leurs origines ou leur type d’intelligence, choisiraient de construire un monde meilleur et plus équitable. Les pays s’organiseraient pour permettre l’échange équilibré des personnes le plus motrices pour rechercher, innover, construire et pour trouver des solutions pour un développement durable

Objectif commun. Les recherches s’orienteraient pour trouver des solutions qui respectent la planète et ses habitants dans tous les domaines et dans tous nos rapports économiques et sociaux. L’objectif commun serait que chaque territoire puisse avoir accès à l’énergie et aux ressources indispensables pour son développement économique, pour créer des infrastructures de télécommunication et permettre l’accès au monde numérique partout sur le globe.

Label B°.
Cette organisation pourrait être labélisée B° comme bio : la vie, avec B comme Bee, l’abeille, dans cette métaphore de l’essaim d’abeille, nous serions comme des abeilles de la ruche qui contribuerions, chacun à notre place, à fabriquer ce nectar et ce miel. Nous accepterions d’être interdépendants et les décisions se prendraient à chaque niveau puisqu’il est désormais simple d’interagir avec un pair à l’autre bout de la terre si nécessaire. La reine « économie » serait au service de la ruche et non son dictateur. Bo avec la devise « Changeons le monde ensemble » devise traduite par chaque entité dans sa langue, par exemple en swahili, « Bo, hebu tubadilishe ulimwengu pamoja ».

Indépendance des territoires.
Dans cette économie, les capitaux seraient répartis sur l’ensemble des citoyens et des territoires qui seraient majoritaires dans les organisations à but lucratif et non lucratif. Les territoires auraient donc un revenu et géreraient leurs recettes et leurs coûts sans forcément passer par l’impôt.
Comme dans la forêt primale, les décisions seraient prises localement, en s’appuyant sur des informations essentiellement d’origine locale, et c’est de l’ensemble des microdécisions qu’émergeraient les réponses dynamiques et adaptatives permettant à l’écosystème technologique, social et économique de maintenir son intégrité tout en évoluant en permanence. Nous ajouterions des gouvernances dont les nominations et responsabilités seraient adaptées à un système qui favorise l’équité à tous les niveaux.

Secteur seigneurial pour les particuliers.
Les personnes qui deviendraient assez riches pour se lancer dans une activité qui les passionne pourraient choisir d’investir dans le marché Bo ou de créer leur organisation avec leurs propres capitaux et ceux d’autres particuliers dans un marché seigneurial au label Sl.
Un territoire pourrait investir dans une entreprise du secteur seigneurial. Cependant, le label Bo ne serait délivré qu’aux entreprises dont l’actionnaire majoritaire serait un territoire. Le label Sl concernerait les entreprises dont la majorité des capitaux appartiendraient à des particuliers. Toute organisation sous le label Bo ou Sl recevrait deux notes de 1 à 5 qui seraient publiques. La première note prendrait en considération le respect des exigences de l’économie systémique solidaire, la seconde serait liée à l’avis des utilisateurs avec des critères relatifs à l’activité de l’établissement.
Est-ce que toute entreprise, Bo ou Sl, publierait ses comptes ? Ses rémunérations ? Des régulations territoriales, nationales et internationales de protection des citoyens, salariés, de la planète et de l’économie systémique solidaire seraient-elles établies ? Les montant des rémunérations serait-il cadré ? Les territoires organiseraient les services aux citoyens comme l’éducation, la justice, la protection et la défense, le logement, la santé, l’alimentation minimum ou l’aide aux plus vulnérables de manière à équilibrer leurs dépenses et leurs revenus dans ces secteurs. Ainsi, tous les travailleurs du secteur Bo bénéficieraient de prestations gratuites ou à des prix forfaitaires définis par les territoires en fonction du bien commun. Comment les entreprises du secteur Sl contribueraient-elles à l’organisation sociétale ? Seraient-elles soumises à l’impôt ? Les prestations du secteur Bo seraient-elles facturées à leur coût réel aux travailleurs du secteur Sl ?

Arbitrages.
Les arbitrages économiques, politiques, sociaux ou environnementaux seraient d’abord entérinés localement en s’appuyant sur les spécificités du territoire impacté, comme dans toute structure fédérale. Les régulations seraient ensuite étendues au niveau des nations, des régions ou du monde selon leur universalité pour le développement équitable et démocratique du globe.
Nous n’aurions plus de ponte individuel décisionnaire pour tous les individus mais selon les sujets, des gens de terrain et les experts de la branche qui se rencontrent pour prendre des décisions dans le domaine qu’ils maîtrisent. Les représentants des gouvernances auraient un rôle consultatif pour apporter la vision globale de l’organisation et questionner les tenants et les aboutissants.

Une transition vers ce type d’organisation plus participative et collaborative serait-elle possible ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s